Report été 2019 – Sylak Open Air 2019 – Nos 10 coups de cœur du festival de St Maurice de Gourdans (Lyon) !

Sylak Open Air, les meilleurs moments du festival !

Pour sa 9 ème édition, le Sylak s’offre à nouveau un sold-out mérité au vu de la qualité imparable cette année de sa programmation. Ce top 10 (subjectif bien sûr) des meilleurs concerts du Sylak offre surtout l’opportunité d’insister sur le fait que si la programmation de ce festival s’appuie sur des têtes d’affiche reconnues, elle reste exigeante en terme de découvertes, hétéroclite et pointue. Nombre de « petits » groupes ont pu cette année encore démontrer tout leur potentiel ; nous leur donnerons donc un peu plus encore de visibilité, tout en saluant les vétérans qui ont ouverts les portes pour eux – il y a maintenant 30 ans de cela.

Cette année encore, les festivaliers auront cherché l’ombre pendant le week-end du 2 au 4 août, tandis que les groupes s’enchaînaient sous un soleil de plomb. Heureusement, le festival a réagi en aspergeant la foule d’eau. Le festival aura aussi eu le mérité encore une fois de ne pas augmenter la jauge, préférant une affluence idéale au vu de la taille modeste des lieux. Musicalement, le Sylak offre  comme d’habitude son large panel musical, du folk metal au death metal, avec l’idée de satisfaire tous les publics et rentre aisément dans le top du classement des festival d’été capable d’offrir la meilleure des fêtes metal possible. Qualité d’accueil et esprit festif auront été encore une fois au rendez-vous.
INSANITY ALERT At SYLAK Open Air where alligators fly !

10° KARRAS a eu la lourde tâche d’ouvrir les hostilités le vendredi, jour de la fameuse soirée mousse. Diego « Negativ » (aka Father Lankester Merrin) l’annonce en fin de concert, il s’agit de leur premier concert. On ne l’aurait pas noté sans cela, tant l’ensemble est en place, ce qui vu le pedigree du groupe n’a rien de surprenant : Etienne Sarthou, le batteur d’AQME, aux baguettes,  et comme ultime compère de ce trio : Yann de MASS HYSTERIA, à la guitare. Le tout forme un triumvirat conquérant nommé KARRAS, et n’officie pas vraiment dans la catégorie musique pour punks à roulettes mais dans le death grind lourd et cradingue. Découvert par le biais du titre « Pazuzu Chord », salve d’un peu plus d’une minute à la NASUM, mélange graveleux de son suédois et de voix crue et rocailleuse, l’initiative du Sylak de les mettre en première partie de soirée montre qu’ils ont eu du flair, tant la bête est sale, et peu regardante sur le nombre de riffs accrocheurs qu’elle balance à tour de bras. Dense, massif, voilà les qualificatifs qui viennent à l’esprit pour les qualifier- KARRAS pose là sa musique sans chichi, à nous d’en saisir toute l’énergie, la dynamique et l’intention.

MUDWEISER PAR NINA KLAVEL 2019

MUDWEISER a joué à la nuit tombée ce même vendredi, où la mousse tombe par gros flocons au Sylak. Mudweiser, c’est le soleil du sud de la France mis en musique façon stoner ricain, comme savent le faire les bons KYUSS. Le tout est servi bien frais, et quand le grand Reuno de LOFOFORA vient au chant, tout remonté pour s’être fait contrôler par la police sur la route du festival, on se prépare à un grand moment de rock’n’roll. Dans la plus belle tradition : le chanteur survolté est explosif et charmeur avec sa gouaille impertinente, le bassiste, barman dans l’un des bar les plus metal de France, s’agite avec sa basse au-dessus de sa tête et la paire guitare batterie se répond du tac au tac pour balancer du pur jus concentré de groove. Les feulements de Reuno impressionnent et associés à la conviction du guitariste plongé dans sa guitare, casquette visé au crâne, ils achèvent de nous convaincre que la soirée est vraiment commencée tant le public réagit de façon homogène, dansant sur les rythmiques massives, le sourire aux lèvres et la bière à la main. Un bel hommage aux racines d’un genre qui a les pieds dans la fange du bayou.

8° EYEHATEGOD – Premier groupe à réveiller nos esprits engourdis par la fin de la nuit mousse de la veille, les précurseurs du sludge américain, EYEHATEGOD, ont littéralement écrasé nos tympans avec un son titanesque en nous offrant une plongée dans le marécage le plus sordide – à coup de riffs patibulaires, de basse grondante, et d’une voix sortie des entrailles de leur frêle et emblématique, chanteur, Mike Williams. A priori, nous pourrions sans trop nous risquer dire que les fans y ont trouvé une certaine idée du bonheur, car Eyehategod est bel et bien toujours le plus dangereux gang de malfrats de la Nouvelle-Orléans. Il faut dire que leur dernier album, au titre éponyme, sorti en 2015, nous avait laissé sur le cul. Jouant en milieu d’après-midi, le groupe apparaît encore plus livide que jamais, le groupe rêvant sans doute de la fraîcheur des cimetières de la Louisiane pour déguster leurs bourbons, plutôt que des 40° dégrées d’aujourd’hui. Ce qui frappe dès le début de leur set est le côté sciemment peu engageant des morceaux, mais ce n’est ni la technicité, ni le nombre de ‘fuck christ’ qui compte avec Eyehategod mais bien cette obsession traduite en musique pour la mort, la toxicomanie et les luttes personnelles. « Jack Ass In The Will Of God » s’impose encore une fois comme un de leur meilleur titre en live, et chaque personne présente lors de l’édition 2013 du  Sylak se souviendra de leur performance cette année-là. Des titres comme « Sisterfucker », « Nobody told me » méritent la noirceur des caveaux pour être joués, c’est donc percé par leur son ultra-massif et la lumière éblouissante, que les vétérans de la N.O.L.A. vont nous bercer pendant 40 minutes- jetant un pont entre le passé, présent et futur de la scène sludge.

DANKO JONES ne semble pas vieillir, tout comme la formule qu’il utilise depuis 20 ans maintenant sur scène : de la bonne humeur, de la sueur et du rock’n’roll d’hyperactif. C’est que notre ami Danko a la forme, quand vers 18h le samedi, il entame son set en courant partout alors que la chaleur peine à diminuer. Il court, il chante et il nous balance ses hits à la face : « My Little RnR » issu de l’avant-dernier album du canadien ou encore l’indétrônable « First Date ». A Rock Supreme, le nouvel opus du trublion , sortie cette année, n’est pas en reste avec les titres : « Fists Up High », « Dance, Dance, dance » dans la veine de ce que fait désormais notre canadien favori  : un rock pur mais plus libéré dans sa composition, avec pour preuve ce dernier titre façon aérobic survitaminée. Si sur album, les guitares se font un peu moins punk, et légèrement ‘pop’ comme nous l’avions remarqué depuis 2012 et l’album Rock And Roll Is Black And Blue, sa fougue sur scène reste intacte. Avec une si longue carrière, Danko Jones ne rentre pas encore dans la case des plaisirs coupables, et le monsieur inspire tout le respect, mais on reste en manque, voire nostalgique, des morceaux de sa période la plus énervée. A ce jour, la date au Sylak était la seule chance de le voir en France pour cette année, et on peut vous assurer qu’il portait encore haut et fort le drapeau noir du rock’n’roll, comme le clame son titre « I’m in a Band » !

MADBALL joue toute de suite après DANKO JONES, et l’enchaînement est parfait pour nos cervicales déjà échauffés. La fusion avec son public est déjà totale quand il enchaîne avec « We The People » (Infiltrate The System 2007 ). Le chanteur historique du groupe new-yorkais, l’indestructible Freddy Cricien, durcit sa voix et le ton, quand il vole d’un bout à l’autre de la scène, sa chevelure aux vents. Le bonheur avec MADBALl, c’est qu’on sait qu’à chaque concert, on aura droit à peu de choses près à la même mandale, et qu’on se prêtera à ce rituel hardcorce avec la même délectation que la toute première fois qu’on les a vus en live. Les indémodables titres sont là : « Set if off » (de l’album éponyme de 1994),  « Smell the bacon » ( de l’Ep Ball of Destruction, 1989) comme pour nous rappeler qu’en presque 30 ans de carrière, l’entité MADBALL a su évoluer, sans oublier de pondre régulièrement ce qui nous ne devons d’appeler des tubes. Le gang new-new-yorkais n’oublie pas les débuts du groupe, avec des titres emblématiques ne dépassant pas les 1min 20, et les années 90… Les casquettes de coreux s’agitent sur « Get Out » et on joue des coudes dans la fosse pourtant écrasée par un soleil encore puissant en ce début de soirée. Devant la scène, et malgré le rythme effréné avec lequel le groupe enchaîne les titres, on perçoit que personne ne s’essouffle tant sur scène que dans le public, et que la bonne humeur est générale quand MADBALL relance la danse des furieux avec leurs hymnes finalement nimbées d’une bonne couche de metal, ce qui donne toute sa puissance à leur son. MADBALL brassera dans toute sa discographie, n’oubliant aucun titres iconiques, alors qu’on saluera encore une fois la performance de Freddy, qui en dépit du record de chaleur, aura su faire vibrer le public du Sylak à l’unisson : « Hc still lives ! ».

APOCALYPTICA joua son mélange entre metal et musique classique en tête d’affiche du samedi soir. Ce choix aura pu paraître bizarre à certains qui auraient plutôt vu HYPOCRISY prendre leur place, au lieu de jouer avant eux. Mais le groupe finlandais fête un anniversaire bien spéciale cette année : la sortie de leur premier opus Plays Metallica by Four Cellos. Qui n’est pas un grand admirateur de Metallica dans le public du Sylak? Personne, assurément. Mixant à la perfection metal et orchestration, cet album sorti en 1996 avait marqué les esprits et rapproché bien des publics divers. La reprise de ‘Enter Sandman’ en guise d’ouverture fédère instantanément la foule du Sylak qui se met à héler le quatuor, enrichi d’un batteur. Le secret d’Apocalyptica a été sans doute à l’époque d’adapter ces morceaux sans tomber dans le grandiloquent, rajoutant des effets de saturations bien senties sur leurs instruments à cordes. Résultat : le deuxième morceau ‘Master of Puppets’, avec sa structure bien plus complexe, séduit et chacun reprend le refrain en chœur : » Obey your master. Master ! ». SurFor Whom the Bell Tolls’, Apocalyptica résonne indéniablement comme l’aboutissement de la fusion metal/classique, avec des musiciens venant de la musique classique assumant chaque notes jouées dans la version originale, respectant de fait la mélancolie et la puissance qui ressortent d’un tel morceau. En passant par de plus vieux morceaux comme ‘Seek & Destroy », le groupe d’Helsinki prouve qu’il peut aussi accélérer la cadence. Puis, break inattendu, nous avons droit à une reprise de ‘Thunderstruck’ d’AC/DC, histoire de revitaliser le show. Les musiciens nous emporteront une dernière fois dans notre nostalgie en achevant le concert par ‘One’.

NOSTROMO PAR NINA KLAVEL 2019

NOSTROMO étrangement le groupe suisse semble occuper une place de challenger en venant jouer au Sylak en fin d’après-midi. Peu de gens semble les connaître. Pourtant, Nostromo a fait grand bruit avec un retour tonitruant en première partie de GOJIRA, et avec des dates qui ont marqué, comme celle du Hellfest 2017. Qu’importe, nos guerriers helvètes n’en ont que cure,  et lance l’assaut avec ‘Septentrion’, le meilleur titre assurément de leur dernier ep Narrenschiff, sorti en mars 2019. Une tornade de 5 minutes qui balaie tout devant eux, laissant estomaquer la plupart, devant cette détermination à asséner des rythmiques si nerveuses et contractées comme s’il s’agissait d’une question de survie.  Ils enchaînent avec « Uraeus », le titre qu’ils ont ressorti au moment de leur réformation, 13 ans après leur split, et autant dire que celui-là mord plus vite et plus fort qu’un cobra, avec sa basse qui devient méchamment virale dans votre cerveau reptilien. On revient ensuite avec ‘As Quasars Collide’, toujours sur Narrenschiff, preuve qu’ils brûlent d’envie de nous faire comprendre qu’ils sont revenus pour nous offrir du neuf. Glaireux, convulsif, le quatrième titre ‘Epitomize’ nous plonge enfin pour la première fois du set dans les classiques du premier album du groupe, Argue. Il sera suivi de l’intense ‘Stillborn Prophet’, l’agression sonore caractérisé de ‘Pull the Pin’, et ‘Rude Awakening’ aux breaks aux effets sismiques, extraits du dernier véritable album de Nostromo avant leur split, un condensé de rage avec le chant arraché et primal de Javier en prime. Un petit retour aux urgences pour le brise-nuque ‘Selfish Blues’, extrait d’Argue, et on se retrouve avec « Sunset Motel », probablement le morceau le plus catchy de toute la discographie du groupe. Javier lève la tête, sourit au milieu de sa barbe de grizzly sympathique pour nous annoncer la sentence : il ne nous reste plus que trois titres pour savourer la douce liqueur fiévreuse nommée Nostromo, et cela sera « The Droft », « Superbia », et la reprise de NASUM « Corrosion », enregistrée avec « Uraeus » pour boucler superbement la boucle.

3° Les fous furieux d’INSANITY ALERT sont partout ! Après avoir tourné en France dans des salles plus obscures, ils se sont offerts le Hellfest, l’Obscene Extreme Festival et le Sylak dans la même année. Si vous avez eu l’opportunité d’assister au show des autrichiens, vous savez qu’Insanity Allert fait le buzz avec son album sorti chez Season of Mist, le si bien nommé 666 Pack. Leur show démarre comme toujours sur les chapeaux de roue. Pince de crabe en guise de gant pour le chanteur, Heavy Kevy balance toute son énergie dans le pit dès le début du set. Insanity Alert montre en quelques secondes pourquoi ces fêtards ont été sélectionnés dans quelques uns des plus sérieux festivals de la planète metal, le chanteur n’hésitant pas à lâcher des borborygmes dans son micro, signalant au passage avec ironie « qu’il s’agit d’un show de rockeurs professionnels » : on sent que tout est possible, qu’ils n’ont pas de limites, et on en frémit de plaisir…Des titres, avec des noms aussi improbables que « Macorini Maniac », donnent immédiatement envie de tout envoyer balader, de se rouler dans la bière et le stupre. On peut compter dans cette combinaison, le fait que le quatuor est plutôt bien assemblé. En premier lieu, avec à leur tête, ce vieux bandit de Heavy Kevy qui, au cours de ces vingt dernières années, aura joué dans une multitude de groupes, y compris de punk rock. Ajouté à cela le charme encore juvénile de leur nouveau bassiste, Marx, et l’assurance de leur guitariste vétéran, Dave – qui avec ses faux airs de Dan Lilker (AnthraxBrutal Truth) assure un travail très solide à la guitare, à la fois écrasant d’efficacité et de rapidité. Les titres du set s’enchaîneront sans répit. Des titres loufoques qui font taper du pied, et hocher de la nuque. Kevy assure le show, avec ses accessoires de scène : des panneaux pour nous aider à suivre la setlist, et chanter les paroles loufoques.  Viens, en coup de boutoir, le désormais classique « All Mosh / No Brain », alors que le public ne se contient déjà plus depuis longtemps, jouant avec un alligator gonflable et autres baudruches de foire. Insanity Alert a tenu sa promesse, et ce n’est pas la queue interminable à leur séance de dédicace qui nous fera dire le contraire.

IN OTHER CLIMES a été la découverte du Sylak pour notre équipe. Adepte d’un metalcore efficace et rentre-dedans, les niçois ont décoiffé plus d’un, en les poussant à se jeter dans le gigantesque bain de mousse du vendredi soir. Entraînant et survolté, le groupe officiant depuis 2004, s’il a offert une image de déconneurs dans certains de ses clips, offre sur scène un concentré sérieux d’un metal technique faisant penser de prime abord au fameux RISE OF THE NORTHSTAR. Mais leurs penchants plus rock et power, sur certains anciens titres, leur ouvrent bien plus de portes, ponctuée ce soir-là par une interprétation sans faille de leur chanteur, bravant la foule à cheval sur les barrières de sécurité. La nuit étant tombée, l’ambiance de fête hardcore est à son paroxysme et encore une fois on dénombrera nombre de décès parmi les bouées farfelues lancées dans la foule. Le groupe envoie des titres frisant avec le thrash dense et complexe de LAMB OF GOD, et possède cette capacité à créer des hymnes à lever la ferveur des foules d’un HATEBREED. A l’image de Ruthless, leur opus sorti en 2019, le combo sait injecter une dose massive de metal dans son Hdc, avec un flot moins typé hip-hop qu’énervé, et cette hybridation nous a donné un cocktail survitaminé que nous avons bu jusqu’à la lie ce vendredi soir au Sylak, avec le désir que ce show n’est qu’une fin, notre k.o. par épuisement et contentement.

MESHUGGAH PAR NINA KLAVEL

MESHUGGAH Les rois du Djent ont clôturé le Sylak de la plus belle façon. MESHUGGAH fait parti de ces rares groupes dont on mesure l’importante influence et la difficulté d’approche que demande sa musique en les voyant live. Le public est plongé dans la quasi-obscurité, apercevant les silhouettes des musiciens s’agitant en soubresauts statiques et convulsifs sur une musique polyrythmique – et un décor de scène qui vous plonge au cœur des méandres de leur album The Violent Sleep Of Reason, où Giger aurait reconnu son influence. « Pravus » entame le set, un morceau peu connu de ObZen, l’album de 2008 qui revenait vers une certaine ‘limpidité’ d’écoute des torturés suédois. Instantanément, les fans tombent en transe,  et le pit devient une furieuse marée humaine dont la houle tanguera furieusement, en bateau ivre de décibels, devant cet improbable mélange qu’on appelle le djent. La fatigue des trois jours de festival aide à se lâcher, et l’aspect déshumanisant de cette musique venue d’ailleurs nous transforme en cyborg agitant pieds et tête en embarquant dans une odyssée spatiale et mystique. Des onze titres du set, issus de toute leur discographie, certains sont rarement joués sur scène ; on sent que le groupe se fait plaisir en nous faisant redécouvrir des titres oubliés ou écartés par le grand public,  à l’instar de « The Hurt That Finds You First » , un des meilleurs de Koloss. « Future Breed Machine » rappelle des souvenirs vieux de 24 ans, quand Meshuggah inventait un genre et laissait son empreinte sur les décennies à venir. L’expérience, entre excitations, joies et délivrances, s’achève sur le paroxystique titre « Demiurge« , extrait lui aussi de Koloss, nous laissant transis et pantelant alors qu’on retourne au camping du Sylak, s’abîmer dans les derniers feux de la bacchanale nocturne du camping du Sylak, en attendant impatiemment de reprendre une telle claque l’année prochaine.

DESSINS PAR NINA KLAVEL ‘French coffee drinker’ – instagram _klavel_

Tous nos remerciements à l’équipe du Sylak Open Air –

 

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