[ Chronique ] MIDNIGHT – Let There Be Witchery ( Metal Blade Records )

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Après m’être fait berner et avoir été dérouté par BLOOD INCANTATION, avec son look et son imagerie à l’opposé de la musique proposée, j’avais besoin de me rassurer, de me conforter dans mes stéréotypes, j’avais besoin que la ceinture de balles soit bien attachée au pantalon en spandex. Et pour ça, je crois qu’il n’y a rien de mieux que ce nouvel album des Américains de MIDNIGHT 

Pour les non-initiés, c’est extrêmement simple : MIDNIGHT produit une musique sale, belliqueuse, vicieuse. Depuis ses débuts, ce one-man-band mené par Athenar sort sans relâche des albums ou des EPs avec peu ou prou la même formule, c’est à dire un thrash-speed agressif boosté au punk et au black. En gros, on retombe un peu en adolescence, et on a l’impression que chaque sortie sonne comme le premier album d’un groupe de thrash tout droit sorti des 80’s : c’est bête et méchant, mais forcément hautement jouissif.

Sans surprise ce « Let There Be Witchery » sonne donc comme un album de MIDNIGHT avec la même patte, le même style truffé de riffs accrocheurs et ultra-efficaces. Le tout se décline sur onze titres pour une demi-heure de son.  Du sinistre d-beat de « Telepathic Nightmare » jusqu’au tube « Szex Witchery », on n’a donc pas vraiment le temps de s’ennuyer, tout va à 200 à l’heure et chaque titre laisse un goût soit amer, soit ferreux, dans la bouche : « Nocturnal Molestation », le Motörhead-esque « Let There Be Sodomy » ou le meurtrier « More Torment ». Ce qui plaît et ce qui ressort chez Athenar c’est sa franchise, son franc-parlé et son naturel  je-m’en-foutisme. Ce qu’il ne sait pas faire, il ne le fait pas, et tout est chez lui très spontané : les riffs semblent s’enchaîner aussi simplement que les solos sont importants et pourtant travaillés, recherchés.

Au final, il y a peu à dire sur ce disque qui est tout bonnement une animalité sauvage, sans filtre, une attitude infernale et presque néandertalienne. Plus on y plonge plus on se sent sale et perverti, plus on a envie de l’écouter fort, de se laisser porter par cette déchéance volontaire, de libérer les démons appelé par la musique, de se noyer dans l’excès, de se perdre dans les narcotiques, de s’y complaire, d’aller toujours plus loin, plus fort et plus vite…

 

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