[Chronique ] NERVOSA – « Perpetual Chaos » Napalm Records

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 « Perpetual Chaos » – Full female power Thrash death – Sortie le 22 janvier 2021 – via Napalm Records

Pour présenter son nouvel assaut thrash death, NERVOSA – qui signe son retour avec un album avec un nouveau line-up composé de Prika AmaralDiva Satanica au chant, Mia Wallace à la basse et Eleni Nota à la batterie, avait choisi « Guided By Evil », un titre évocateur résumant son leitmotiv depuis une décennie et sa rage de toujours sortir victorieux de tous ses combats. Frontal et direct, il contient en 3.30 minutes tout le message que sa fondatrice et leader Prika Amaral voulait délivrer au monde metal – après le départ de ses compagnes brésiliennes (parties fonder CRYPTA, un combo plus orienté Death qui enregistre en ce moment même) : elle est de celles qui n’abonne jamais, et est capable de renaître de ses cendres. Elle a très rapidement recruté de nouvelles acolytes à travers la planète – et trouvé quatre femmes totalement dévouées à la cause metal – et quand on connaît le parcours de chacune d’entre elles, on ne s’étonne pas à l’écoute de cet album de la radicalité du propos. L’italienne Mia, une ex. ABBATH, la galicienne Diva, membre de BLOODHUNTER, et la plus discrète Eleni, d’origine grecque, déploient leur maîtrise et ne laissent rien au hasard. « Perpetual Chaos » ne vise pas l’originalité, mais n’offre aucune concession, aucun répit, sans l’ombre d’une voix claire, et nul autre artifice que quelques clous à la ceinture, et une guitare en bandoulière – la sincérité du groupe restant sa première valeur intrinsèque.

Arrivé au troisième titre ‘People of The Abyss », nous sommes toujours en train de sauter gaiement dans la cour de jeu des fans de SLAYER et VADER. Avec une production assez raw pour nous faire ressentir les coup de poignets des musiciennes sur leurs instruments, le vrai défaut avec ce type de production est de ne pas réussir à sortir de son propre carcan, et tomber dans la contrefaçon d’un style. Entre les lignes, on sent tout de même, et on veut croire, que les musiciennes ont pris conscience des limites de l’exercice, et qu’à trop vouloir partir à la charge, bride abattue, on s’essouffle, et son auditeur avec. D’où un titre comme « Until the very end », qui prouve que NERVOSA peut apporter de nouveaux éléments, avec une guitare qui se lâche un peu, avec des chorus plus techniques, et des vocaux toujours aussi burinée qui s’essayent à éviter la linéarité avec des effets bien venu. « Genocide Command » offre plus encore l’opportunité de percevoir la variété de chant que peut offrir la nouvelle chanteuse, entre le cri primal d’ouverture à la TOM ARAYA et les lignes de chant à la Schmier de DESTRUCTION. Et s’il est certainement question ici de revanche, d’apprentissage, et de résurrection pour Prika Amaral, l’oeuvre prend la forme d’une célébration de la vie à travers la musique – elle exprime à travers cet album la plus pure tradition thrash death de ces quatre dernières décennies, entourés de quatre musiciennes désormais d’origine internationale, qui en sont elles aussi les héritières et les gardiennes.   

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