Notre Playlist de mars se devait d’être une spéciale confinement #1. Pour s’occuper pendant la quarantaine et survivre à l’enfermement !

image article Notre Playlist de mars se devait d'être une spéciale confinement #1. Pour s'occuper pendant la quarantaine et survivre à l'enfermement !

À période spéciale, playlist spéciale, tout en longueur et en langueur. Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais ce présent est légèrement insipide, fade et horizontal. J’ai l’impression qu’il est devenu un zoo numérique, jonché de mauvaises nouvelles, de charité et de bonnes grâces, d’initiatives excrémentielles et de mauvaises blagues ; une sorte de jour sans fin, sans métamorphose positive du protagoniste principal, et surtout : sans Bill Murray. Le futur est, quant à lui, plus que jamais incertain, inexistant, même si jamais il ne fût tant espéré. Un avenir qui pour l’instant reste coincé en jogging derrière la fenêtre, un avenir que l’on cherche du regard dans les molécules vaporeuses formant les brumes matinales de nos attentes.
On ne peut donc que se tourner vers ce qui subsiste du passé, vers ce que les Langoliers, infatigables dévoreurs de réalité, n’ont pas encore grignoté. Il me reste alors à monter sur cette barque silencieuse qui me ramènera sur les eaux moins tumultueuses des bons souvenirs, là où je retrouverai un tant soit peu de calme, de joie, d’espoir et de volonté. Je raviverai donc ces vieilles lampes, je sortirai sur le pont ; j’y admirerai le ciel bleu et froid, ou encore tout noir tel le ciel d’airain des poètes antiques, indifférent aux joies et aux maux des hommes. J’y naviguerai le temps qu’il faudra, remontant lentement le fil de mes amours humaines et artistiques ; je m’arrêterai au gré des mes envies sur les berges pour mieux m’en délecter, pour mieux profiter du bruit du vent sur ces roseaux de métal, définitivement inflexibles, incassables.
Rassurez-vous, il y a de la place, montez vous aussi sur ce canot, mais laissez-moi vous prévenir : ce long voyage n’ira pas sans cris et sans pleurs, sans joies et sans espérances. Voguons ensemble sur l’océan de nos mémoires, vers les terres nordiques ou bien plus au sud pourquoi pas ? Après tout, ce n’est pas le temps qui vient à nous manquer, surtout en ce moment. Explorons alors, cherchons les trésors sonores oubliés, remettons un peu de romantisme dans nos vies, de cavalcades introspectives, de furieuses mers intérieures. Autorisons-nous ce retour vers un passé si souvent oublié, vite digéré pour mieux se projeter. Face à cette pénurie de présent et de futur, n’est-il pas bon de se baigner de nostalgie et d’essayer de mieux se retrouver voire de mieux se comprendre ?

 

 

Partager

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.