Nanowar of Steel + Ethili @ Iboat – Bordeaux, le 15/02/2020

Vous y étiez ? J’espère pour vous, c’était sans nul doute un des moments les plus vibrants que l’année 2020 ait pu nous offrir jusqu’ici! L’Iboat a accueilli dans son antre une affiche unique, et les personnes qui ont fait le déplacement ne le regrettent pas, on vous l’assure, et on vous raconte !

Ethili

C’est le trio Ethili qui a eu l’honneur et le plaisir d’ouvrir le bal. Originaires du Teich, près d’Arcachon, Ethili est désormais un groupe de la scène locale bordelaise et s’inscrit dans le style unique du medieval stoner. Ne vous fiez ni au style ni à l’accoutrement en bières recyclées, Ethili envoie sérieusement du lourd! Le trio n’a que 5 ans d’expérience mais il est bien loin d’être débutant. Un bon jeu de scène, de la technique, des compositions très calibrées aux multiples influences, et une touche d’humour, c’est leur recette! Et elle fonctionne à merveille. Ethili a reçu un excellent accueil de la part du public présent qui s’est très vite plongé dans leur univers. Inspiré par le rock, le rock psychédélique, le stoner et tant d’autres influences, Ethili propose une excellente fusion de ces genres. Le jeu est déployé avec intensité et maîtrise, Ethili a le sens du travail bien fait, à n’en pas doute. Très clairement, il s’agit d’un groupe à voir en concert, c’est réellement taillé pour le live. Belle entrée en matière !

Nanowar Of Steel

Qui aurait cru que nous aurions l’occasion de voir Nanowar Of Steel à Bordeaux, dans le célèbre navire bordelais qu’est l’Iboat ? C’est la grande surprise de ce début d’année. Nanowar Of Steel officie depuis 2003 dans son registre humoristique et présente 8 albums à son pédigrée. Une expérience imposante et massive. Pourtant la salle de l’Iboat était raisonnablement remplie, la soirée aurait dû remporter un succès bien plus franc! Evidemment dans le public ce soir, beaucoup d’amateurs d’Ultra Vomit venus se dégourdir les oreilles avec les maîtres du genre. Nanowar Of Steel c’est beaucoup d’humour et de second degré, mais c’est aussi énormément de technique et de talent. Le quintet réunit dans ses rangs des chanteurs de grande qualité, un guitariste soliste qui n’aurait aucun mal à reprendre du Rhapsody, un batteur extrêmement carré, et un bassiste charismatique. Franchement ça frôle le génie, ils ont parfaitement intégré toutes les mimiques, tous les stéréotypes, tous les marqueurs des genres qu’ils reprennent et ils les associent à merveille. Ils n’ont que des riffs qui font mouche et des refrains parfaitement aiguisés qui vous restent en tête. Et oui, on ne les prend pas au sérieux mais je vous assure qu’il faut !

Et Quelle ambiance! Très joviale, absolument tout le monde a eu le sourire aux lèvres de A à Z. Et chacun a eu l’occasion de se rapprocher un peu plus à l’occasion d’un wall of love, parce qu’en tant que heavy metalleux on doit s’aimer. La foule s’est donc séparée en deux pour se retrouver et danser amoureusement ensemble. Les succès se sont enchaînés les uns après les autres, le public connaissait les paroles et s’en ait donner à coeur joie sur chaque refrain. Que du lourd : The Call Of Cthulhu, …. And Then I Noticed That She Was A Gargoyle, Ironmonger, Uranus… On pourrait citer toute la setlist en fait. Le point culminant de la soirée était très certainement l’arrivée du single de l’été dernier, j’ai nommé le colossal Norwegian Reggaetton. Selon Nanowar of Steel, il s’agit du « premier hit où le pogo et le twerk, la danse et le headbang, l’adoration de satan et le bronzage se rencontrent ». Et on ne va pas les démentir. Certainement un des moments les plus hallucinants dans une vie de metalleux où l’on voit ses congénères se trémousser sur du reggaetton, bien burné certes, mais du reggaetton quand même. Belle performance de Nanowar of Steel car il s’agit du titre le plus attendu de la soirée et tout le monde s’est complètement lâché. C’est ça la richesse du metal!

Nanowar Of Style a mis une ambiance énorme ce soir. Avec tous ces costumes et ces blagues, on ne se prend pas au sérieux et on se lâche volontiers. On attend plus qu’une chose, les voir sur une scène digne de ce nom telle que le Hellfest. Parce que voir une centaine de metalleux danser sur du Norwegian Reggaetton c’est sympa, mais voir des milliers faire la même chose c’est prodigieux. Ca rappelle ce doux moment où Ultra Vomit avait fait chanter « coin coin coin coin coin » à tout le Hellfest sur le titre « Je collectionne des canards« , on a clairement envie de revivre ce genre de moment. La soirée est passée très, très vite. C’était énorme, c’était Nanowar of Style !

Photos @ Fabien – Tous droits réservés – Pour toute utilisation contacter management@sound-protest.net

Remerciements : L’équipe de l’Iboat et en particulier Pauline

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