Mama’s Gun : Rencontre avec la nouvelle bombe de la Klonosphère !

Mama’s Gun, c’est le trio rock venu de Limoges qui s’est ajouté à l’écurie de la Klonosphère. C’est aussi le nom de leur nouvel album éponyme tout juste sorti ce 15 novembre (Klonosphère/Season Of Mist). Nous avons voulu en savoir plus sur la musique de ces trois garçons qui vont, à n’en pas douter, faire parler d’eux !

Pour les personnes qui ne vous connaitraient pas, une brève présentation ? Comment vous êtes vous rencontrés ?

Théo : On est Mama’s Gun, un power trio de Limoges qui existe depuis 2016, et on joue du Heavy Psych Rock. On parle parfois aussi de 70s Stoner. Louis (guitare) et moi, on a commencé et appris à jouer ensemble au lycée. On a formé Mama’s Gun en 2016 avec des copains ; en 2018, Guillaume (basse) est arrivé et j’ai pris le rôle de chanteur en plus de celui de batteur. On a sorti notre premier EP en mai 2018 et pas mal tourné en France. Nous voilà aujourd’hui avec notre premier album.

Votre album vient de sortir, à quel public s’adresse-t-il ?

Théo: Je pense que notre palette d’influences est assez large pour que notre musique le soit aussi. Il n’est pas rare que les métalleux “pure souche” l’apprécient, mais aussi des gens qui écoutent des choses plus “mainstream”. Je dirais donc qu’on ne s’adresse pas à un public en particulier. En revanche ce qui en ressort majoritairement est en effet un rock très influencé par les années 60 et 70, et les amateurs de cette époque sont habituellement convaincus.

Quel est le titre le plus représentatif ? pourquoi ?

Guillaume : Sans hésiter, Both Sides Of Your Mind. C’est le premier single de notre album justement car il condense une grande partie de ce qu’on aime faire en un format (relativement) court : c’est un titre à la fois énergique et rythmique, mélodique et psyché, et assez lourd

Depuis quand y travaillez vous ?

Louis : Les chansons les plus anciennes de cet album datent de début 2018, lorsque qu’on a pris la formation actuelle du groupe. On essayait d’étoffer notre répertoire de compositions et quand on en a eu 7 ou 8, on s’est dit que ça faisait un bel ensemble, assez homogène mais pas trop. On a donc pensé à enregistrer un album. Au final, ce sont 10 chansons qui y figurent.

Vous avez un son à la fois moderne et puissant tout en étant intrinsèquement imprégné du son de l’époque. Belle prouesse! Comment avez vous procédé pour son enregistrement ?

Théo : Merci ! L’album a été enregistré et mixé en seulement 3 semaines (caniculaires). On s’excuse encore auprès de Cédric, l’ami et technicien son qui a bossé avec nous, pour les cheveux blancs que ça lui a valu…

Les instrus ont été enregistrées “live” en 4 jours à Improve Tone Studio en Auvergne. Ça a été assez rapide car on voulait que ça sonne très naturel, donc on avait “juste” à interpréter nos morceaux. Cédric s’est appliqué à “photographier” notre son de manière fidèle et on est super contents de son travail ! On a enchaîné sur 4 jours de chant chez nous à Limoges, puis Cédric a fait le mix.

Est-ce qu’il y a une thématique autour de cet album ? Si oui laquelle ?

Théo: Ce n’est pas volontaire car comme le disait Louis, la plupart des chansons de l’album on été composées avant même de savoir qu’on en ferait un. Mais oui, il y a une ligne directrice autour des valeurs comme l’honnêteté, l’altruisme et le pardon, de sentiments comme la rancune et la mélancolie. Globalement, c’est un album qui parle de nos sentiments et du temps qui passe, d’où le choix d’un artwork très “iconographique” et “pictural”, imprégné du thème artistique de la vanité, et du clair-obscur.

Pourquoi avoir choisi la forme de l’album éponyme ? Est-ce parce qu’il s’agit simplement du premier album ? Parce qu’il représente exactement ce que vous êtes ? Une autre raison ?

Guillaume : Parce ce qu’on n’a pas réussi à se mettre d’accord sur un titre autre ! Du coup on a décidé de ne pas le nommer. Plus sérieusement, ça reste très cohérent et tu as donné deux très bonnes raisons : on le considère vraiment comme notre départ et notre premier-né, et il offre une palette de couleurs qui retranscrit bien ce qu’est Mama’s Gun à l’heure actuelle.

Depuis quelques années le rock fait son grand retour à travers des genres comme le stoner, ou des groupes devenus incontournables comme Rival Sons. Comment est-ce que vous vous inscrivez dans cette mouvance ? Est-ce un hommage assumé ou un positionnement résolument moderne simplement inspiré par du vieux rock ?

Louis : Le Rock des années 60/70 est une de nos influences communes, mais on ne se revendique pas d’un mouvement “revival” car on métisse cette inspiration avec d’autres qui sont plus modernes. Par exemple Clutch, Triggerfinger, Them Crooked Vultures où même des groupes alternatifs comme De Staat.

Les US ont Red Fang, Clutch, Rival Sons, et bien d’autres. L’Angleterre a Orange Goblin, l’Italie Uffomammut, la Suisse Monkey3, la Suède Graveyard, l’Allemagne Colour Haze, Kadavar… Bref, en France il y a un créneau à prendre ?

Théo : Question difficile ! Les groupes que tu cites tournent régulièrement en France, donc il y a manifestement de la demande et un public pour ça. Mais en effet, aucun artiste français n’a encore atteint ce rang, sans que nous sachions pourquoi. La faute aux groupes, au public, au contexte culturel, aux 3 à la fois… ? On a tout de même Mars Red Sky, mais je pense surtout qu’on a un vivier underground riche de petits groupes psyché et rock qui tiennent le créneau. On pense par exemple à des potes comme Howard, Blackbird Hill, The Twin Souls, Moundrag, Djiin… on se compte parmi eux, en espérant que cette niche prendra de l’importance dans les années à venir !

 Quelle est la prochaine étape (Tournée, clip, etc.) ?

Théo : On continuera à défendre notre album sur la route par exemple à Strasbourg, Nevers, Bordeaux, Toulouse, Nantes… d’autres clips suivront celui de Both Sides Of Your Mind. En 2020, tournée encore en avril puis l’été avec la saison des festivals. À l’automne, on prévoit d’aller jouer à l’étranger.

Un dernier mot : si vous deviez convaincre nos lecteurs d’aller écouter votre nouvel album, que diriez vous ?

Fiez-vous à Hard Force, qui assure “Nous ne pouvons que vous inviter à prendre le temps d’écouter cette pépite.” !

 

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