[ Report. No Return + Mind Whispers + Gate Of Mind @ Blacksheep Montpellier ]

Après avoir réussi à traverser la manif des gilets jaunes, suivi d’un bon petit apéro chez mon ami Cyril (pour ne pas le nommer), vers 21H je me dirige au BlackSheep dans le centre-ville de Montpellier.

On aperçoit dans la foule qui attend dans le bar quasiment tous les musiciens des trois groupes de ce soir. Personnellement j’aime quand cela se passe comme ça car on peut échanger quelques mots avec certains et prendre des nouvelles pour d’autres.

Après avoir fait la queue pour entrer dans la salle du BlackSheep, le concert a déjà commencé. Premier groupe qui ouvre cette soirée : Gate of Mind, groupe de Death/Thrash de la région avec dans ses rangs un ancien membre de Heresy et le bassiste de Detoxed.

Les musiciens semblent à l’aise sur scène, même si je pense que c’est l’un de leurs premiers concerts. A la fois très accrocheur sur certaines parties, très groovy par d’autres, ce petit côté Death/Thrash passe très bien pour débuter la soirée.

Le groupe vient de sortir un EP. A l’écoute des 4 titres, on ressent les influences d’un Sepultura et d’un Machine Head.

Le chanteur aidé par certains membres du groupe aux chœurs ne cesse de motivé le public devant la scène, ce qui leur voudra à la fin de leur passage de nombreux applaudissements. Bonne découverte et cela fait plaisir à voir que la scène Montpelliéraine se perpétue.

Place maintenant à Mind Whispers, groupe qui a organisé cette date.

Je ne connaissais pas ce groupe avant ce soir. Groupe fondé en 2003, MW a pas mal écumé les scènes en France et à l’étranger.

MW vient de sortir son deuxième album « Serpentarius » sur l’excellent label M&O Office (Ndr : aussi de Montpellier, salut Alex !), mixé et masterisé par HK Krauss au Vamacara Studio. Pas étonnant que cet album ait un son de malade, c’est le cas de presque toutes les prods passant par ce Studio !

Pour revenir à Mind Whispers, on distingue après deux trois titres, un gros coté atmosphérique voir mélodique dans leur compositions. Aidé en grande partie de la présence d’un claviériste dans leur rang.

Eraziel le frontman, habillé d’un bel ensemble blanc, un peu comme le chanteur du groupe Avatar, se donne à fond dans son rôle. Il donne tout ce qu’il a et ça c’est un bon point pour le groupe. Les autres membres restent plus en retrait mais cela ne gâche pas le set proposé par Mind Whispers.

Je ressens même une petite touche de Dimmu Borgir voir Arch Enemy période Johann Liiva au chant, dans certains passages. Le son est toujours de bonne facture. On distingue parfaitement chaque instrument. Ce mélange est assez sympathique, mais détonne un peu avec la programmation de la soirée. Et les spectateurs leurs réservent tout de même un bon accueil. Le chanteur varie entre voix death et voix black, ce qui donne une touche assez éclectique aux titres du groupe. Mind Whispers alterne passages rapides et mid-tempo, parfois longuets voir trop … seul point faible pour ma part !

Au final, j’applaudis ce groupe car leur principale motivation est de se bouger le cul à organiser des concerts tout en jouant ! Je leur souhaite une bonne continuation.

Place maintenant à No Return, la tête d’affiche de la soirée. Le combo entame une série de concerts pour fêter les 30 ans de carrière du groupe. Après une date à Toulouse hier soir, les voici dans notre belle ville de Montpellier.

Les balances du groupe ont été faites plus tôt dans la journée ce qui permet un départ sur les chapeaux de roue. Le combo a trouvé son rythme de croisière et ses trois décennies sur la route révèlent une maîtrise du sujet indéniable.

Le nouveau line-up tourne désormais comme une machine bien huilée. No Return fête donc ses trente années au bon service du thrash-death. La superbe set list se veut donc représentative du travail effectué par le groupe. Chaque album sera représenté dignement par deux titres minimum.

Mick au chant est vraiment dans son élément sur scène, il capte toute l’énergie du groupe et ne cesse d’haranguer un public conquis. Comme à son habitude il y va de ses deux trois petites blagues bien senties (Ndlr : Salut Mick! rires !!!)

Du début à la fin il aura fait le job et n’aura surtout pas oublié de présenter Alain Clément, seul membre d’origine.

Justement, Alain Clément, le guitariste, nous prouvera une fois de plus à quel point son jeu est d’une redoutable précision. Chaque riff et solo relèvent d’un travail d’orfèvre. De plus, la sincérité transpire de toute sa personne. J’ai par la passé discuté avec lui lors de concerts et je peux vous garantir que c’est LA personne LA plus gentille au monde ! (Adorable et toujours disponible pour une photo ou un autographe).

Bien sûr, je n’oublie pas les autres membres du groupe, à savoir les frères Barbosa qui tiennent respectivement la basse et la batterie: Quelle complicité, bordel !

Jadis, j’ai joué de la basse et des amis m’avaient dit: «Seb, la basse c’est simple tu t’adaptes…bien sûr au riff des guitares mais, le plus important, est que tu sois aussi la colonne vertébrale des morceaux». Et bien là, avec ces deux musiciens je suis grave servi en ce qui concerne la base arrière de la structure musicale d’un morceau.

Pour clôturer le tout, n’oublions pas Geoffroy, le dernier membre du groupe arrivé il y 3 ans, je crois: le bougre en impose sérieusement et sa complicité avec les autres membres fait plaisir à voir.

Voilà ce que j’ai ressenti tout au long du passage de No Return: Une heure de show qui est passée comme une lettre à la poste. Un show 100 % maîtrisé, une belle baffe de thrash comme on l’aime.

Bref, que du bonheur !

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