Live report : Steven Wilson – Theâtre Femina @ Bordeaux, le 22/01/2018

Retour sur une soirée hors du temps en compagnie de Steven Wilson, dans le cadre du fameux et tant attendu « To The Bone Tour 2019 »

Ce soir, le théâtre du Femina accueille un grand monsieur. Cette salle mythique bordelaise, située en plein coeur de la ville, date de 1921 et a accueilli les plus grands noms. Le théâtre a quasiment booké ses 1145 places. Une salle comble pour un des plus grands noms actuel de la scène progressive.

Le concert débute par une vidéo illustrant les 11 titres de l’album à travers laquelle on retrouve ce fameux « chaos paranoïaque environnant, dans lequel la vérité devient apparemment une notion de plus en plus floue« . La vidéo diffuse une succession de photos qui illustrent ainsi diverses situations actuelles (réfugiés, terroristes et fondamentalistes religieux, etc.), chacune associée à un mot. Puis chaque mot est réattribuée à une autre photo, reflétant ainsi la perte de repère, la dilution de la notion de vérité… Une invitation à la réflexion sur notre monde actuel.

Puis apparaît le maître de la soirée, sur les notes de « Nowhere Now« .  Quel plaisir de le revoir. Steven Wilson est passé au Hellfest en juin dernier et avait remporté un franc succès. Nous avions donc hâte de le retrouver dans le cadre d’un spectacle entièrement dédié à son oeuvre. Le set s’est déroulé en 2 parties, empruntant de très nombreux titres à l’incontournable dernier album « To The Bone » (le 5e album sorti en 2017, ndlr), mais également de belles surprises avec plusieurs titres de Porcupine Tree. Une setlist fantastique et le public n’a pas boudé son plaisir. Un public de tous les âges, de tous les horizons, en communion avec la musique d’un monstre sacré.

La scénographie par ailleurs était aussi surprenante qu’originale. Une immense toile transparente sur le devant de la scène, tirée ça et là suivant les titres, tantôt pour passer l’image de Ninet Tayeb sur le titre Pariah (créant d’ailleurs un bel effet de trois dimensions avec le second écran en fond de scène), ou des images lancinantes de danse, des formes hypnotiques… Les lumières étaient extraordinaires et ont parfaitement mis en valeur l’intégralité du show.

N’oublions pas la qualité du son. Les puristes auront remarqué que le son de To The Bone a changé par rapport à son prédécesseur, dans un style qui oscille entre les années 70 et les années 80. Tout le challenge était donc de reproduire ce son unique sur scène. Aucun problème pour Steven Wilson qui utilisera sur scène la même recette qu’en studio : une Fender Telecaster mexicaine de 1963 branchée dans un petit combo Hughes & Kettner Tubemeister 5W. Rien que ça. En général tous les nouveaux titres ont donc été joués avec sa telecaster mythique, et le reste avec ses PRS. L’occasion d’ailleurs pour Steven Wilson de dire quelques mots sur le jeu de guitare moderne, résolument différent d’il y a quelques années. Il a pu exprimer son regret de ne plus entendre de véritables soli comme Hendrix ou Clapton.

En somme un show unique qui vous transporte dans un autre monde. Un univers lointain, qui transcende, qui fascine autant qu’il éblouit depuis de nombreuses années. Steven Wilson est un OVNI. Multi instrumentaliste, compositeur de génie, rejetant la technique comme finalité et en perpétuelle recherche d’un son unique. Un talent inouïe qui a laissé sans voix toute la salle.

Partie 1:
Nowhere Now
Pariah
Home Invasion
Regret #9
The Creator Has a Mastertape (Porcupine Tree)
Refuge
The Same Asylum as Before
Ancestral

Partie 2:
Arriving Somewhere but Not Here (Porcupine Tree)
Permanating
Song of I
Lazarus (Porcupine Tree)
Detonation
Vermillioncore
Sleep Together (Porcupine Tree)

Rappel
Even Less(Porcupine Tree)
Blackfield
The Sound of Muzak (Porcupine Tree)
The Raven That Refused to Sing

Remerciements : Olivier & GERARD DROUOT PRODUCTIONS

Commenter cet article

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.