Rencontre avec Drakwald, le phénomène death mélo de Tours en ouverture du Hellfest 2018

Voici la rentrée qui se profile à l’horizon. L’occasion pour nous de vous redonner un peu le sourire en vous remémorant le début de l’été, dignement et annuellement fêté avec le Hellfest. Pour 2018, ce fut l’occasion de rencontrer Drakwald, groupe tourangeau qui s’est chargé d’ouvrir le festival avec le premier concert du vendredi matin sous la Altar. Nous avons rencontré Thibault (bassiste/chanteur) et Simon (Guitare rythmique) qui ont bien voulu revenir sur ce fabuleux concert et nous faire part de l’avenir de Drakwald.

Une rapide présentation du groupe ?

Thibault : Alors Drakwald c’est un groupe qui a été formé en 2010 et qui parcourt la France depuis maintenant 8 ans en faisant un death mélodique teinté de folks.

Vos impressions après ce show ?

Thibault : C’était vraiment super cool !

Simon : Ouais on était vraiment super contents, on s’attendait pas à avoir autant de monde pour ouvrir le festival. On sait que généralement le jeudi soir c’est un peu dur et que le vendredi matin les festivaliers ne sont pas forcément motivés… Et là le fait que tout soit rempli, on était vraiment super contents.

Comment avez-vous préparé ce concert ?

Thibault : Alors on le prépare depuis le début d’année. On a fait une résidence au mois d’avril sur une journée pour le préparer à fond notamment pour régler tous les détails en terme de son, pour les placements scéniques, pour tester le show… Et on prépare ce set depuis janvier environ.

Simon: Ouais on répète assez intensivement chaque semaine de façon à ce qu’on soit le plus prêt possible. On était en processus de composition pour le prochain album et du coup on l’a stoppé un peu pour être vraiment prêt pour le concert.

Que représente le Hellfest pour une jeune formation comme la vôtre ?

Thibault: C’est un accomplissement en soi et ça nous pousse à continuer à évoluer, à travailler encore plus dur pour aller encore plus loin. Aujourd’hui c’est vrai que c’est une reconnaissance pour tout le taff qu’on a fourni depuis des années et c’est une reconnaissance de pouvoir se produire sur une telle scène.

Quelle serait la prochaine étape qui soit au-dessus du Hellfest ?

Thibault: Alors en Europe au-dessus du Hellfest il n’y a pas grand chose… Enfin si il y a des festivals à peu près équivalents comme le Wacken mais aujourd’hui ce qu’on essaie de faire c’est d’aller se produire à l’étranger en fait parce qu’en France on a déjà pas mal tourné. Donc la prochaine étape c’est vraiment d’arriver à s’exporter plus. L’objectif est d’essayer de grossir à l’étranger.

Une tournée européenne est envisagée ?

Simon : Oui, on l’envisage aussi mais c’est une idée qu’on développera peut-être plus pour la sortie du prochain album parce que c’est un truc qui se prépare quand même bien longtemps à l’avance. On espère qu’on va avoir des bonnes retombées avec le Hellfest, aussi au niveau notoriété et prises de contact. On verra.

Quel a été le tournant dans votre carrière pour attirer les lumières du Hellfest? Est-ce qu’il y a un évènement particulier qui a attiré les projecteurs sur Drakwald ?

Thibault : Je ne sais pas si vraiment on peut parler de tournant mais c’est vrai que depuis le deuxième album il y a 2 ans on essaie vraiment de produire quelque chose le plus qualitatif possible autant en termes de composition, de production que scéniquement, d’être le plus pro possible, le plus propre possible sur scène, de bosser vachement la scène pour que les gens en aient pour leur argent lorsqu’ils viennent nous voir. Il faut que ce soit agréable autant pour eux que pour nous et c’est vrai que le Hellfest en soi c’est peut être la récompense pour tout le travail qu’on a accompli autour de ça.

Simon: Ouais en fait le 2e album on a passé une étape. On est passé de la matière vraiment pure amateur à quelque chose qui tend à être un peu plus sérieux et cela nous a ouvert des portes. Les gros festivals nous ont tendu une oreille un peu plus intéressée.

Justement parlons un peu de votre précédent album (RIVEN EARTH, ndlr), il est sorti en 2016: quel bilan tirez vous aujourd’hui ?

Thibault : C’est un album dont on est très fière. Autant sur le premier album il y a beaucoup de choses qui nous déplaisent ne serait-ce qu’en terme de production et de maturité au niveau des compositions. Il y a beaucoup de choses, dont, on n’a pas honte, mais avec du recul on se dit qu’on aurait aimé mieux faire. Ce deuxième album c’était vraiment un accomplissement en soi parce que, même après deux ans, personnellement, j’en suis très fière. C’est un produit que je trouve mature et le résultat d’un processus de composition qui a été murement réfléchi, et même si effectivement le prochain sera une évolution musicale et qu’on ira encore plus loin dans notre univers, celui-là reste quelque chose dont on est fière aujourd’hui.

Ou en êtes-vous dans le processus du nouvel album ?

Simon : Il est en préparation. On est en train de composer, on a 4 ou 5 chansons à peu près écrites. Ça ne sera pas forcément des chansons qui seront obligatoirement sur l’album, on continue à travailler dessus. On va se laisser quelques mois pour continuer de composer. Et à côté de ça on est en train de réfléchir à notre prochain studio, quelle méthode on va utiliser pour enregistrer… Tout ça, c’est en discussion.

Comment s’oriente la composition comparé au prédécesseur ?

Thibault : C’est une évolution. On s’oriente sur quelque chose de plus moderne encore, autant en termes de composition que de production. Mais sinon ça reste du death métal mélodique avec des parties un peu plus folks qui l’accompagnent. C’est une nouvelle étape parce qu’on a pas envie de proposer la même chose parce que notre univers musical a évolué, donc on va proposer quelque chose dans la continuité mais plus moderne.

Simon: Sans rentrer dans les clichés du folk metal comme certains groupes tels qu’Ensiferum, on veut évoluer avec notre style et pouvoir proposer un renouveau à chaque fois.

Thibault : Depuis notre deuxième album justement on s’est éloigné des clichés, on a essayé de proposer un univers un peu plus sombre et mélancolique, même au niveau de l’utilisation des instruments folks on ne voulait pas proposer quelque chose de cliché avec des mélodies ultra folks un peu dansantes. On s’inscrit dans cette continuité.

Est-ce que vous prévoyez des surprises pour le nouvel album, avec des invités ?

Thibault : Alors on a encore pas du tout réfléchi à ça, c’est un peu trop tôt, c’est quelque chose sur lequel on réfléchira surement mais là c’est trop tôt pour répondre à cette question.

Simon: C’est un truc qu’on avait déjà envisagé pour le deuxième album, mais c’est arrivé un peu tard, le processus était déjà beaucoup trop avancé pour qu’on puisse l’intégrer. Là on ne s’est pas encore posé la question mais ça pourrait être quelque chose de bien ouais.

Votre style correspond à une vague relativement récente, qui est en plein essor. Est-ce que l’augmentation de la concurrence est bénéfique ?

Thibault : C’est forcément bénéfique parce qu’on en tire quelque chose de notre côté. Plus il y a de groupes qui se rapprochent de notre style, plus il y a de groupes avec qui on peut jouer. Du coup c’est plus facile de s’exporter. Si on était les seuls à pratiquer cette musique ça serait très compliqué de sortir de nos endroits habituels. Là c’est forcément bénéfique, ça fait vivre la scène.

Simon : Je suis pas sur qu’on ait trop de concurrence en même temps. En termes de groupes français, avec toutes les dates qu’on a effectuées, on a trouvé assez peu de groupes qui étaient comme nous. Après de toute façon c’est le public qui choisit ce qu’il aime, et si on est plusieurs groupes on peut organiser des dates.

Des dates pour la fin d’année ?

Thibault : Oui des dates qui se prévoient pour la fin d’année et le début d’année 2019.

Le traditionnel dernier mot ?

Simon: Merci pour l’accueil du Hellfest, merci pour les interviews et pour la visibilité que cela va nous donner on est très content d’avoir été ici.

Thibault : Et merci au public d’avoir été aussi nombreux dès le vendredi matin !

Et rendez-vous au prochain Hellfest !

DRAKWALD live performance at HELLFEST 2018 of the song CHASM OF IGNORANCE from the album RIVEN EARTH (2016)

 

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