Livereport : Machine Head @ Le Rocher de Palmer – Cenon (Bordeaux), le 27/03/2018

C’est avec un plaisir non dissimulé que nous retrouvons Machine Head à Bordeaux (plus précisément à Cenon), dans la salle du Rocher de Palmer, leur dernier passage datant du 14 février 2016 (après une longue, très longue, trop longue absence depuis le 22 novembre 2001). Comme la dernière fois, Machine Head revient pour une soirée au format « An Evening With Machine Head », c’est-à-dire sans première partie, avec eux seuls en guise d’entrée, de plat de résistance et de dessert pour un show de plus de 2h30 ! Et on peut dire que le menu a fait l’unanimité !

Au début, la salle bondée du Rocher de Palmer a eu quelque peu du mal à sortir de son extase (dirons-nous). Robb Flynn l’a bien noté. D’ailleurs, peut-être un peu taquin, après avoir fait un état des lieux à mains levées, il a fait le constat que beaucoup de personnes venaient découvrir Machine Head pour la première fois.

« Oh that’s it… I understand. It’s the first time you come to a Machine Head show so you don’t know what to do ! You don’t know what’s going on ! »

S’en suit toute une explication d’accueil dans la « Machine Head Family » qui pourrait être résumée comme suit : headbang et lâche toi.

« Don’t worry about what the fuckin person next to you is thinking about you, don’t worry if that person looking at you thinks you are a weirdow, you are a fuckin weirdow and I’m a fuckin weirdow and we’re all fuckin weirdows ! So let’s fly our free flags tonight ! »

Piqué au vif et pris d’assault par une setlist dantesque, le public ne tardera pas à se réveiller, et n’hésitera pas à montrer à Monsieur Flynn que Bordeaux n’est pas tous les jours la belle endormie (big up au slam de la personne en fauteuil roulant, non sans rappeler le Hellfest d’ailleurs, que Robb Flynn a beaucoup apprécié : « This is awesome ! » glissera-t-il avec le sourire aux lèvres). Aucun doute, le public bordelais a gagné le respect du colosse américain.

Enchainant sur « The Darkness Within », le public aura d’ailleurs à cœur de chanter l’air du refrain jusqu’à ce que Robb le remercie !

Ce qui est appréciable dans un public de Machine Head, c’est de voir toute la diversité d’âge. Machine Head, c’est 27 ans de carrière et 9 albums. Les jeunes de 15 ans de 1991 en ont aujourd’hui 42 et ont conservé exactement le même regard enjoué que la relève des jeunes de 15 ans de 2018. Et ce qui crée cette diversité, c’est aussi le fait que Machine Head n’oublie aucun de ses fans à chaque concert, en jouant aussi bien des morceaux de Burn My Eyes que de Catharsis, là où de nombreux groupes ont complètement éclipsé la première partie de leur discographie (et la part des fans de la première heure qui va avec). Un cercle vertueux en quelque sorte. L’autre jour je tombais d’ailleurs sur un reportage de Muse qui laissait la possibilité à ses fans de choisir les morceaux de la setlist pour un concert spécial, et ils avouaient complètement redécouvrir leurs vieux morceaux, allant jusqu’à les écouter sur Spotify avant de les retravailler complètement en répète. Pas de critique, chaque groupe évolue comme il l’entend, mais chez Machine Head, nul doute que ce genre d’anecdote ne risque pas d’arriver. Et puis se couper de Imperium, Davidian, Bulldozer… Je ne vois même pas comment on peut en concevoir ne serait-ce que l’idée !

Revenons-en à cette soirée épique. Machine head a livré un show d’une intensité incroyable, si ce n’est qu’il a été entrecoupée de quelques ballades dont le public se serait apparemment bien passé (comme avec Behind The mask) puisque la salle semblait plutôt se vider pour aller chercher une bière à ces moments (j’ai entendu un petit « ah chouette une chanson » juste après Behind The mask qui en disait long). Pour le reste, quelle vitalité, quelle puissance, quelle branlée en fait…  Rien à redire. A chaque concert de Machine Head c’est toujours un déferlement d’énergie brute, et même si la voix de Robb Flynn fatigue, il n’est pas question de baisser la cadence infernale. Jusqu’au bout, le quartet livre un concert énorme, avec très peu de coupures. On a envie de tout écouter, qu’ils nous livrent leur discographie entière ! D’ailleurs, moi qui n’ai pas spécialement accroché sur Catharsis, j’avoue avoir apprécié la dimension prise en concert ! La scène est vraiment le meilleur endroit pour apprécier à sa juste valeur un titre, qui plus est dans les conditions du Rocher de Palmer qui permet un son de qualité et un jeu de lumières travaillé.

En somme une soirée excellente qui s’achèvera sur le massif « Halo » (issu de l’incontournable album The Blackening) avec une pluie de confettis sur le dernier refrain. Les 2h30 sont passées à une vitesse hallucinante et le public bordelais en est sorti plus que ravi, il n’y a strictement aucun doute là-dessus. Un grand bravo messieurs, et à dans deux ans ?

Setlist :

Imperium
Volatile
Now We Die
Beautiful Mourning
The Blood, the Sweat, the Tears
Kaleidoscope
Guitar Solo
Darkness Within
Catharsis
From This Day
Ten Ton Hammer
Is There Anybody Out There?
Locust
Bastards
Drum Solo
Bulldozer
Killers & Kings
Davidian
Behind a Mask
None but My Own
Aesthetics of Hate
Game Over
Blood For Blood
Halo  

nb: il n’y avait pas d’accréditation photo pour ce concert, nous n’avons donc pas de photos à vous proposer. N’hésitez pas à partager vos photos si elles sont en bonne qualité , nous les publierons avec plaisir dans cet article.

Remerciements pour cette soirée : Anne C. et toute l’équipe du Rocher de Palmer

2 réflexions sur « Livereport : Machine Head @ Le Rocher de Palmer – Cenon (Bordeaux), le 27/03/2018 »

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